Violence institutionnelle, violence révolutionnaire et violence policière
Article mis en ligne le 16 mars 2019

par Arnaud
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Les violences
Helder Camara, évêque de Recife (Brésil)

"Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.

La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.

La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.

Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »

Dom Helder était un archevêque brésilien, né en 1909 et mort en 1999. Grands défenseur des droits de l’homme et l’un des idéologues de la théologie de la libération, il s’est opposé à la dictature dans son pays et s’est engagé corps et âme pour la cause des pauvres.
Helder Camara a été l’un des personnages les plus influents de l’Eglise brésilienne au cours de ce siècle. Partisan et inspirateur de la "théologie de la libération", il a combattu et la misère et la dictature de son pays. Il fut surnommé l’"évêque rouge rouge". Après son départ à la retraite, Jean-Paul II reprend en main l’Eglise brésilienne. H. Camara est mort en 1999.


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